Loin d'être un débutant, Gary Webb était un journaliste émérite qui a collectionné les honneurs au cours de sa carrière journalistique. Avec ses collègues du San Jose Mercury News, il a été récipiendaire du prix Pullitzer pour ses articles sur le séisme de San Francisco (Bay Area) en 1989. Sa série d'articles Dark Alliance va chambouler sa vie complètement. La NAACP (National association for the advancement of colored people) va lui décerner le prix Freedom Fighter.
Cependant, sa vie va devenir un véritable cauchemar. La CIA va lui mettre les bâtons dans les roues: Il sera mis sur liste noire. Sa vie professionnelle et privée vont tomber en ruines: sa carrière détruite, sa femme va le quitter.
Webb ne reçut pas l'appui de ses collègues. Au contraire! Plutôt que de chercher la vérité, les journalistes rivaux cherchaient surtout à dénigrer le travail de Webb. Pour riposter, Webb accusa les journalistes et leurs employeurs d'être de connivence avec le gouvernement.
Les activistes noirs et les médias ont caricaturé ses propos. Webb n'a jamais déclaré que la CIA etait impliquée dans le trafic de drogue. Cependant, ses articles dénonçait surtout l'indifférence de l'agence gouvernementale. La CIA était au courant du trafic de drogue qui s'effectuait mais elle n'est jamais intervenue afin de mettre fin à ces malversations. De nombreuses personnes à la maison blanche était au parfum, notamment Oliver North. Cependant, personne n'a daigné fournir les informations à la DEA (Drug Enforcement Agency) afin de mettre fin à ce trafic.
La série d'articles Dark Alliance ne faisait que corroborer un rapport du sénateur, John Kerry, écrit dix ans plus tôt. Webb n'est pas le premier journaliste à faire le lien entre les Contras et le trafic de drogue aux Etats-Unis. En 1985, Robert Parry avait déjà écrit une histoire similaire. Mais son article était passé plutôt inapperçu.
Le 10 décembre 2004, Webb est trouvé mort: deux balles logées dans son crâne. Selon la version officielle, Gary Webb s'est suicidé. Son ex-femme, Sue Bell, affirme que Webb déprimait parce qu'il était incapable de trouver un emploi dans un journal de renom. Désabusé, peu avant sa mort, Webb déclarait ceci: "Si vous m'aviez rencontré cinq ans plus tôt, il n'y avait pas plus farouche défenseur de la presse que moi. Je gagnais des prix, j'obtenais des promotions, je donnais des conférences à l'université, j'allais à des émissions télé, je faisais partie du jury lors des concours de journalisme. (...) Ensuite, j'ai écrit des histoires qui m'ont fait réaliser à quel point je me gourrais. La raison pour laquelle tout se passait sans anicroche, c'est parce que j'avais toujours été prudent et docile. La vérité, c'est que toutes ces années, je n'avais jamais écrit quelque chose qui méritait d'être censuré."
Bien que le médécin légiste ait décrété qu'il s'agissait d'un suicide, plusieurs personnes sont convaincues que Gary Webb a été assassinné. L'argument qu'ils avancent, c'est que une seule balle c'est suffisant pour se suicider or, Gary Webb a reçu deux balles dans le cerveau.
Cependant, sa vie va devenir un véritable cauchemar. La CIA va lui mettre les bâtons dans les roues: Il sera mis sur liste noire. Sa vie professionnelle et privée vont tomber en ruines: sa carrière détruite, sa femme va le quitter.
Webb ne reçut pas l'appui de ses collègues. Au contraire! Plutôt que de chercher la vérité, les journalistes rivaux cherchaient surtout à dénigrer le travail de Webb. Pour riposter, Webb accusa les journalistes et leurs employeurs d'être de connivence avec le gouvernement.
Les activistes noirs et les médias ont caricaturé ses propos. Webb n'a jamais déclaré que la CIA etait impliquée dans le trafic de drogue. Cependant, ses articles dénonçait surtout l'indifférence de l'agence gouvernementale. La CIA était au courant du trafic de drogue qui s'effectuait mais elle n'est jamais intervenue afin de mettre fin à ces malversations. De nombreuses personnes à la maison blanche était au parfum, notamment Oliver North. Cependant, personne n'a daigné fournir les informations à la DEA (Drug Enforcement Agency) afin de mettre fin à ce trafic.
La série d'articles Dark Alliance ne faisait que corroborer un rapport du sénateur, John Kerry, écrit dix ans plus tôt. Webb n'est pas le premier journaliste à faire le lien entre les Contras et le trafic de drogue aux Etats-Unis. En 1985, Robert Parry avait déjà écrit une histoire similaire. Mais son article était passé plutôt inapperçu.
Le 10 décembre 2004, Webb est trouvé mort: deux balles logées dans son crâne. Selon la version officielle, Gary Webb s'est suicidé. Son ex-femme, Sue Bell, affirme que Webb déprimait parce qu'il était incapable de trouver un emploi dans un journal de renom. Désabusé, peu avant sa mort, Webb déclarait ceci: "Si vous m'aviez rencontré cinq ans plus tôt, il n'y avait pas plus farouche défenseur de la presse que moi. Je gagnais des prix, j'obtenais des promotions, je donnais des conférences à l'université, j'allais à des émissions télé, je faisais partie du jury lors des concours de journalisme. (...) Ensuite, j'ai écrit des histoires qui m'ont fait réaliser à quel point je me gourrais. La raison pour laquelle tout se passait sans anicroche, c'est parce que j'avais toujours été prudent et docile. La vérité, c'est que toutes ces années, je n'avais jamais écrit quelque chose qui méritait d'être censuré."
Bien que le médécin légiste ait décrété qu'il s'agissait d'un suicide, plusieurs personnes sont convaincues que Gary Webb a été assassinné. L'argument qu'ils avancent, c'est que une seule balle c'est suffisant pour se suicider or, Gary Webb a reçu deux balles dans le cerveau.