Chacun son sport, les vaches seront bien gardées

Chacun son sport, les vaches seront bien gardées
Deux personnes diamètralement opposées conversent. D'un côté, il y a Claire, une jeune étudiante posée, très ouverte d'esprit. Et d'un autre côté, il y a Matthieu, un jeune homme à la mentalité plutôt rétrograde. Fougueux et borné, il est un adepte de la doctrine «separate but equal». Voici quelques extraits de leur conversation...

Matthieu: Chaque race a son domaine de prédilection. C'est une convention. Un noir ne peut pas être champion de formule 1. Il aura beau s'entraîner, cela ne servira à rien. C'est impossible! Un blanc ne peut pas être le roi du 100 m. C'est un fait, ce n'est pas une opinion.

Claire: Le Grec Konstantinos Kenteris est champion olympique sur 200 m aux Jeux olympiques de Sydney.

Matthieu: Normal, Maurice Green et Michael Johnson étaient absents.

Claire : Tiger Woods est le meilleur golfeur de tous les temps.

Matthieu: Lui, il n'est pas noir, c'est un melting pot ambulant. Son père, Carl Woods, est mi-noir, mi-indien, mi-chinois. Quant à sa mère, Kutilda, elle a des origines thaïlandaise, chinoise et blanche.

Claire : Les soeurs Williams dominent le tennis féminin.

Matthieu : Elles sont sûrement dopées. Regarde leur morphologie, c'est suspect!

Claire : En 1996, Brent Barry a gagné le concours de smash en réalisant le même dunk que Michael Jordan avait fait une dizaine d'années auparavant. Il a réussi à dunker en prenant son envol à partir de la ligne des lancers francs.

Matthieu: Il doit sûrement avoir du sang noir dans ses veines. On devrait faire une recherche dans son arbre généalogique pour voir s'il n'a pas des ancêtres de couleur. Le basket, c'est l'apanage des noirs. D'ailleurs, dans son film, le réalisateur Ron Shelton disait tout haut ce que tout le monde savait déjà: White Men can't jump (Les blancs ne savent pas sauter).

Claire: Le Chinois Yao Min est parmi les meilleurs joueurs NBA.

Matthieu: Il a 2,30 m, ça aide. Il doit sa présence dans la NBA à sa taille, pas son talent. Le partage a été équitable: les hommes de couleur ont obtenu les qualités athlétiques, les Caucasiens ont reçu l'adresse. Les noirs sont les joueurs tandis que les blancs sont les entraîneurs, les spectateurs, les arbitres et les propriétaires des équipes. Dans les sports comme la formule 1, le tennis ou le golf, les blancs dominent. Les meilleurs sprinters sont originaires de l'Afrique de l'ouest. Les meilleurs coureurs de fond viennent de l'Afrique de l'est et du nord, c'est connu.

Claire: Serge Betsen est l'un des meilleurs joueurs de rugby, un jeu réputé être celui des caucasiens

Matthieu: C'est une exception.

Claire: Oui, mais les patineurs sont supposés être des blancs. Et Surya Bonaly ? C'est une exception? je pense que tous ceux qui pourraient se retrouver dans le même environnement feraient de bons patineurs sur glace. Au fait, le soccer, c'est un sport c'est un sport de Noirs ou de Blancs?

Matthieu: euh ...

Claire: Si les Africains de l'est sont bons dans les courses fond parce que Nairobi et Addis Abeba sont en haute altitude, à 3,000 mètres. Les Blancs qui vivraient à cette hauteur n'auraient aucun problème à réussir pareille performance.

Matthieu: Tu penses ?

Claire : Oui, L'environnement y est pour beaucoup. Regarde, Yannick Noah, c'était un jeune joueur qui s'entraînait au tennis club de Yaoundé. Grâce à Arthur Ashe, il a pu intégrer le centre d'entraînement de la fédération française de tennis. Lorsqu'il a bénéficié d'un environnement propice, il a pu éclore. S'il était resté à Yaoundé, il ne serait jamais devenu ce qu'il est aujourd'hui.

Matthieu: Je dois partir. Je dois aller voir la finale de ping pong.

Claire: ah ouais? Qui joue?

Matthieu: Je ne sais pas. Surement des Chinois...
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# Posted on Wednesday, 28 December 2005 at 11:01 AM

Edited on Tuesday, 26 June 2007 at 5:14 AM

Avant Katrina...

Avant Katrina...
Maintenant, lorsqu'on parle de la ville de la Nouvelle-Orléans, les phrases sont conjuguées au passé. Mais, avant d'être une immense baignoire, la ville de la Louisiane était une véritable capitale culturelle.

Berceau du jazz et du poker, la Nouvelle-Orléans est une femme. Une femme surnommée «Big easy» (la grande facile), à la réputation sulfureuse. Tristement célèbre à cause de Storyville, le quartier de la débauche où pullulaient bordels, bars et toxicomanes. Storyville était la Mecque du jeu (gambling), de l'alcool et de la drogue. A la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle, de nombreuses personnes venaient dans ce quartier pour s'adonner au tourisme sexuel car la prostitution y était légalisée.

Malgré son libertinage, la nouvelle-Orléans est également une femme séduisante, qui chaque année, attire une dizaine de millions de visiteurs. Le tourisme est la principale activité de la ville. Les touristes viennent surtout pour assister au carnaval du Mardi Gras et goûter à la cuisine cajun (les Cajuns ou les Acadiens sont originaires de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick. Expulsés par les Britanniques au 18e siècle, parce qu'ils refusaient d'abjurer leur foi catholique, ils se sont établis en Louisiane car la mer et les marais ressemblaient à  leur ancienne Acadie).

La Nouvelle-Orléans fascine. Pourquoi? Parce que c'est une femme unique. Avec San Francisco, c'est la seule ville des États-Unis où il y a le tramway. C'est également la seule ville des États-Unis construite en dessous du niveau de la mer. En Nouvelle-Orléans, il est impossible d'enterrer les cadavres car le sol est trop humide. On place donc les morts dans des tombeaux hors de terre. Voilà pourquoi la Nouvelle-Orléans est souvent appelée –ironie du sort- City of the dead (la ville des morts).

Un surnom qui lui sied à merveille étant donné que la Nouvelle-Orléans est une des villes les plus violentes des États-Unis. C'est la capitale du meurtre. Chaque année, il y a, en moyenne, 800 homicides (à Montréal, il y en a seulement 60). Une personne résidant à La Nouvelle-Orléans, a dix fois plus de "chances" de se faire assassiner que l'Américain moyen. La police, quant à elle, est incompétente: c'est la plus corrompue du pays. La Louisiane est un état où la corruption est institutionnalisée. D'après la légende, il parait que, dans les années 30, un gouverneur de la Louisiane condamné à 10 ans de prison pour corruption avait dit à la fin de son procès: «que voulez-vous, ce sont les risques du métier». Cocasse!

Le taux de criminalité très élevé de la Nouvelle-Orléans est principalement dû à la pauvreté. La ville est peuplée de 500 000 habitants (1 400 000 avec la banlieue). 70 % de la population est noire. 30% des noirs vivent en dessous du seuil de pauvreté. Comme la plupart des grandes villes aux États-Unis, la Nouvelle-Orléans est parsemée de nombreux housing projects (bidonvilles) où croupissent les plus démunis. Dans ces endroits, il y a un «couvre-feu». La nuit tombée, il est conseillé aux visiteurs de brûler les feux rouges s'ils ne veulent pas se faire racketter.

Bien qu'elle soit majoritairement noire, la Nouvelle-Orléans est une femme métissée. Dans ses veines, coulent le sang français, créole et espagnol. C'est ce melting pot qui a donné naissance au jazz. Fondée par les Français et les Canadiens en 1718, elle resta française pendant 46 ans. Les Espagnols assurèrent ensuite l'intérim pendant 41 ans. Elle fut de nouveau récupérée par les Français en 1800 puis vendue aux États-Unis en 1803 par Napoléon.

En 1804, c'est l'indépendance de Haïti. De nombreux Français, accompagnés de leurs esclaves dahoméens, s'installent en Nouvelle-Orléans. La religion des Dahoméens était le vaudou. Les noirs qui vivaient en Louisiane avaient plus de libertés que leurs collègues qui vivaient ailleurs. Les blancs, ayant peur du vaudou, laissaient les Dahoméens pratiquer librement leur culte en Louisiane. Tous les dimanches, les noirs dansaient sur une grande place de la Nouvelle-Orléans, le Congo Square.

Au sein de la communauté noire, il y avait deux catégories : les noirs et les créoles (les mulâtres). Bien que le black code (règle qui interdisait les mariages interraciaux) était en vigueur, les blancs n'hésitaient pas à avoir des relations sexuelles avec les femmes de couleur. En Louisiane, les mulâtres étaient des hommes libres. Ils étaient instruits: ils savaient lire et écrire car leurs géniteurs payaient leurs études. Certains avaient même le privilège d'apprendre la musique, la danse et les beaux-arts en Europe.

Après l'abolition de l'esclavage, de nombreux noirs quittent la Louisiane et s'installent dans le nord des États-Unis. Les blancs furieux, parce qu'ils sont désormais obligés de payer leurs ouvriers, se radicalisent. Le Klu Klux Klan naît. Ce mouvement est à l'origine de nombreuses lois ségrégationnistes dans les années 1890.

Les mulâtres seront les principales victimes. Avant la guerre, ils avaient tous les droits sauf le droit de se marier avec les blancs. Après la guerre, ils sont désormais traités comme des hommes de couleur. On va les entasser dans des ghettos avec les noirs. Cette cohabitation entre les noirs (non instruits) et les créoles (qui sont instruits) va donner naissance au jazz qui est une fusion entre la rythmique africaine et l'harmonie européenne.

La Nouvelle-Orléans, berceau du jazz, est une véritable mosaïque où la diversité de chaque élément fait la richesse de l'ensemble.

# Posted on Friday, 16 December 2005 at 12:58 AM

Edited on Tuesday, 26 June 2007 at 5:14 AM

PLUS QU'UN SPORT

PLUS QU'UN SPORT
En été 2006, aura lieu en Allemagne la plus grande compétition sportive. Les Jeux Olympiques ??? Non, il s'agit de la coupe du monde de football (soccer).

Pourquoi tant cette frénésie autour du soccer ? «La passion du football commence chez l'enfant dès son premier coup de pied dans le ventre de sa mère», répondent les amoureux du ballon rond.

Plus répandu que la démocratie ou Internet, le football est une véritable religion: des milliards de personnes lui vouent un culte. D'ailleurs, avec ses 204 pays membres, La Fédération internationale de football (FIFA) dépasse même l'ONU qui n'a que 191 pays membres!

Etant donne que les cotes d'écoute sont élevés lors de la diffusion d'un match de soccer, le président français Valery Giscard d'Estaing a profite, en 1974, de la mi-temps du match Italie - Argentine pour s'adresser au peuple français. Cet exemple illustre tout simplement la popularité dont le soccer jouit dans le monde entier.

Grâce a l'arrivée de nombreux immigrants Européens et africains dans la seconde moitié du 20e siècle, le soccer a commence a prendre de l'ampleur au Canada et surtout aux États-unis. Cependant, le sport est toujours marginalise en Amérique du nord et n'arrive pas a rivaliser avec le hockey ou le football américain, par exemple.

Pourquoi le soccer n'arrive-t-il pas à séduire le continent nord américain?

Certains historiens affirment que les Nord américains, voulant s'émanciper, et, désirant couper définitivement les ponts avec l'Angleterre et sa culture, ont decide d'inventer de nouveaux sports. Le rugby est devenu le football américain, le cricket est devenu le base-ball et le soccer... a été boude.

Le football a de nombreux détracteurs. Le site www.soccersucks.org, dont le principal but est de dénigrer le soccer, se targue d'être «un site éducatif, qui démontre que le football est une activité qui attire les gens violents ou pervers». L'auteur s'est donné pour mission «d'exposer les danger du football et d'essayer d'en guérir ses adeptes». Certes, certaines de ses remarques sont pertinentes mais la plupart de ses arguments sont discutables et ses affirmations sont gratuites.

L'auteur n'aime pas le foot, entre autre, parce que «les joueurs sont des panneaux publicitaires ambulants». De plus, «la Coupe du Monde n'est pas une Coupe du Monde, mais plutôt une compétition entre 32 pays où les Européens sont surreprésentés». Selon lui, les fans de soccer sont des psychotiques. Pour étayer sa thèse, l'auteur parle du joueur colombien Escobar qui a été assassine en 1994 parce qu'il avait marque contre son camp.

«Le football n'est pas objectif, rencherit-il. Il n'y a pas d'horloge de jeu. La partie ne s'arrête pas après que le temps se soit écoulé. Cela ajoute des partis pris, de la subjectivité et plaît aux intellects primaires. (...)Les parents devraient à tout prix éviter de laisser leurs enfants continuer le football. Le foot n'utilise ni la force, ni la puissance, ni le haut du corps de l'enfant. ... La nature exagérément simple de ce jeu peut aussi faire stagner le développement mental. (...)Le football attire les gens dans la moyenne ou en dessous. Trop faible pour jouer au football américain? Joue au foot. Trop petit pour jouer au basket-ball? Joue au foot.»

Bien que le soccer ait de nombreuses tares (hooliganisme, par exemple), il n'est pas dénué d'aspects positifs. Dans de nombreux pays, le football sert à unir les différentes ethnies, les différentes couleurs. Il renforce le patriotisme et est un facteur important de l'unité nationale.

En Afrique, par exemple, de nombreux jeunes rêvent de devenir joueur professionnel de soccer car c'est leur seule issue de secours. De plus, les succès de l'équipe nationale permettent à la population d'oublier les affres de la misère. Plus qu'un sport, le soccer est devenu un véritable exutoire.

Malheureusement, de nombreux chefs d'état s'approprient très souvent les victoires de l'équipe nationale. Ces présidents sont prêts à remuer ciel et terre afin que les joueurs empilent les victoires car ils savent que lorsque le pays gagne, leur cote de popularité augmente. A défaut de donner du pain aux populations, ils leur donnent des jeux.
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# Posted on Friday, 16 December 2005 at 12:50 AM

Edited on Thursday, 28 June 2007 at 6:40 AM

L'ONU: Le bilan de 60 années d'activité

L'ONU: Le bilan de 60 années d'activité
Indispensable ou inutile??

Née après la seconde mondiale, l'ONU a pour principale mission de maintenir la paix dans le monde entier. Fondée le 24 octobre 1945 par une cinquantaine d'états, l'organisation internationale compte aujourd'hui 191 pays membres.

Aujourd'hui, de nombreuses voix s'élèvent et exigent une réforme de l'ONU. Les pays comme le Japon et l'Allemagne, les «ennemis de la Seconde guerre», réclament un siège au conseil de sécurité. Jusqu'à présent, leurs v½ux n'ont pas encore été exaucés. Cela crée évidemment des frustrations, voire des frictions au sein de l'organisme international.

Bien que vivement critiquée, tout le monde s'accorde pour dire que l'ONU est une organisation indispensable. Certes imparfaite mais, indispensable. Selon Thierry Tardy, professeur à l'UQAM, l'ONU demeure très utile car elle joue «un rôle fondamental dans la lutte contre le sous-développement, les pandémies, les inégalités sociales et politiques, par l'entremise de ses agences opérationnelles telles le PNUD, l'ONUSIDA ou le HCR, lesquelles interviennent là où peu d'autres acteurs sont disposés à aller».

Même le plus virulent critique de l'ONU, Pierre-Edouard Deldique, l'auteur du livre Faut-il supprimer l'Onu?, a avoué, lors d'une entrevue accordée à RFI, que l'organisation internationale est indispensable. «Maintenir la paix? L'ONU en est incapable. En revanche, elle peut organiser des élections, organiser un processus démocratique; ça elle sait faire, elle l'a prouvé au Cambodge et au Timor», reconnaissait-il.

L'ONU a essuyé de nombreuses critiques après la débâcle des casques bleus en Bosnie et au Rwanda. «Le Rwanda est l'échec le plus cinglant de l'ONU, affirme Pierre-Edouard Deldique. L'Onu - et surtout ses États membres - ont tergiversé alors même que les télévisions montraient chaque jour, en boucle, les images du génocide.»

Quelques mois après le fiasco somalien où 19 soldats américains furent tués, les États-Unis étaient peu enclins à s'enliser dans un autre conflit. Les Américains n'avaient aucun intérêt à défendre au Rwanda. Leurs intérêts nationaux, n'étant pas impliqués, ils optèrent pour l'indifférence. Résultat: un million de morts en cent jours.

«La responsabilité est collective mais je veux encore souligner celle des puissances du Conseil de sécurité, poursuit Pierre-Edouard Deldique. Dans son livre J'ai serré la main du diable, le lieutenant-général Roméo Dallaire, le «patron» des casques bleus au Rwanda, montre que les États-Unis ont loué –et pas donné– pour des millions de dollars à la MINUAR (Mission des Nations Unies pour l'assistance au Rwanda), des véhicules blindés inutilisables comme les Britanniques qui, moyennant aussi des espèces sonnantes et trébuchantes, lui ont loué du matériel obsolète qui datait de la guerre froide. N'est-ce pas là le comble du cynisme? Vraiment, l'Onu et ses États membres ont été en dessous de tout.»

Pierre-Edouard Deldique s'indigne surtout parce que «l'Onu n'a pas de mémoire». «Un an après le génocide, les casques bleus de l'organisation n'ont pu empêcher le massacre de Srebrenica dans l'ex-Yougoslavie!», s'insurge-t-il.

Selon lui, l'ONU est «un lieu où les diplomates échangent leur point de vue et prononcent de vertueux discours dans une remarquable langue de bois.»

«L'ONU, poursuit-il, peut envoyer sur place des observateurs, des humanitaires, des inspecteurs en désarmement, mais pas des soldats vraiment opérationnels, parce que ses États membres le lui interdisent. Ils n'ont jamais permis à l'organisation d'avoir une armée digne de ce nom capable d'éteindre les incendies. Ils ne respectent même pas la Charte qui leur demande de mettre à sa disposition en permanence des hommes et du matériel.»

Kofi Annan

Kofi Annan, l'actuel secrétaire général des Nations-Unies, connaît l'organisation par c½ur étant donné qu'il travaille là-bas depuis 1962. Peu à peu, il a gravi les échelons et en 1997, il a été élu secrétaire général.

En 2001, le diplomate ghanéen a reçu le prix Nobel de la paix. C'est assez paradoxal parce que, c'est lui justement qui dirigeait le département des opérations de maintien de la paix de 1993-1994. Ses détracteurs lui reprochent son inaction à Srebrenica (où 7000 civils ont été massacrés) et au Rwanda (où il avait retiré les casques bleus la veille du génocide et avait sommé au général canadien, Roméo Dallaire, de ne pas intervenir dans le conflit).

Le secrétaire général de l'ONU n'est pas très populaire aux États-Unis. La droite américaine ne l'aime pas surtout depuis son opposition à la guerre en Irak. De nombreux sénateurs américains avaient d'ailleurs exigé sa démission en 2004 lorsque le scandale «pétrole contre nourriture» a éclaté en 2004.

Le but initial du programme «pétrole contre nourriture» était de venir en aide au peuple irakien qui souffrait à cause de l'embargo. Cependant, de nombreuses malversations ont été effectuées et, plusieurs milliards de dollars ont été détournés. Bien que Kofi Annan ait été blanchi de toute accusation, son fils, Kojo, est, quant à lui, profondément impliqué dans le scandale.
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# Posted on Friday, 16 December 2005 at 12:40 AM

Edited on Tuesday, 26 June 2007 at 5:14 AM