NDLR: Cet article a ete ecrit en 2003
En décembre 1995, la Chambre des communes du Canada vote à l'unanimité la motion reconnaissant officiellement le mois de février comme le Mois de l'histoire des noirs.
Pourquoi février? "C'est Parce que c'est le mois le plus court", répondront les mauvaises langues. Faux! Le mois de février a été choisi parce que les dates des anniversaires du célèbre abolitionniste Frederick Douglass (14 février) et du président américain Abraham Lincoln (12 février) tombent le même mois.
Plus de 150 ans après l'abolition de l'esclavage, peu de choses ont changé pour les hommes de couleur. Aux États-Unis par exemple, les noirs demeurent les plus pauvres et ce, malgré la mise en place de l'affirmative action, un programme de rattrapage permettant aux minorités défavorisées d'accéder plus facilement aux emplois et à l'éducation.
Au Zimbabwe (Afrique), les blancs sont toujours les plus riches. Ils détiennent 95 % des terres alors qu'ils ne représentent que 4% de la population totale. Les gouvernements occidentaux refusent de reconnaître la légitimité du président actuel Robert Mugabe. Pourquoi? Parce que ce dernier propose une réforme agraire dont le but principal est de redistribuer équitablement les terres. Dans les journaux occidentaux, Mugabe passe pour le grand méchant loup qui veut spolier les "pauvres" fermiers blancs.
L'Afrique demeure le continent le plus pauvre pourtant, elle est richement dotée. Malheureusement, une minorité de la population jouit de ces richesses. À l'issue du sommet du G8 de Kananaskis, le premier ministre Jean Chrétien a annoncé que le Canada s'engageait à verser six milliards de dollars sur cinq ans pour aider l'Afrique à se développer. Mais dans une région où les détournements de fonds sont devenus un sport national, il est fort probable que ces sommes d'argent n'arriveront jamais dans les mains de ceux qui ont besoin d'aide.
Minée par d'interminables guerres civiles et le sida, l'Afrique creuse sa propre tombe à une vitesse vertigineuse. En 2000 par exemple, 2,4 millions de personnes sont mortes du sida en Afrique subsaharienne et 12 millions d'enfants sont devenus orphelins à cause de cette pandémie.
Les conflits se multiplient sur le continent africain et les occidentaux interviennent très peu dans ces guerres car elles sont rentables : elles profitent aux marchands d'armes venant des pays industrialisés. En 1996 par exemple, Mobutu, l'ex-président du Zaïre, a dépensé plus de 150 millions de dollars américains pour s'approvisionner en armes.
Esclavage, colonisation, néo-colonialisme, racisme, les gens de couleur continuent leur chemin de croix. Ils ne sont toujours pas sortis de l'auberge.
En décembre 1995, la Chambre des communes du Canada vote à l'unanimité la motion reconnaissant officiellement le mois de février comme le Mois de l'histoire des noirs.
Pourquoi février? "C'est Parce que c'est le mois le plus court", répondront les mauvaises langues. Faux! Le mois de février a été choisi parce que les dates des anniversaires du célèbre abolitionniste Frederick Douglass (14 février) et du président américain Abraham Lincoln (12 février) tombent le même mois.
Plus de 150 ans après l'abolition de l'esclavage, peu de choses ont changé pour les hommes de couleur. Aux États-Unis par exemple, les noirs demeurent les plus pauvres et ce, malgré la mise en place de l'affirmative action, un programme de rattrapage permettant aux minorités défavorisées d'accéder plus facilement aux emplois et à l'éducation.
Au Zimbabwe (Afrique), les blancs sont toujours les plus riches. Ils détiennent 95 % des terres alors qu'ils ne représentent que 4% de la population totale. Les gouvernements occidentaux refusent de reconnaître la légitimité du président actuel Robert Mugabe. Pourquoi? Parce que ce dernier propose une réforme agraire dont le but principal est de redistribuer équitablement les terres. Dans les journaux occidentaux, Mugabe passe pour le grand méchant loup qui veut spolier les "pauvres" fermiers blancs.
L'Afrique demeure le continent le plus pauvre pourtant, elle est richement dotée. Malheureusement, une minorité de la population jouit de ces richesses. À l'issue du sommet du G8 de Kananaskis, le premier ministre Jean Chrétien a annoncé que le Canada s'engageait à verser six milliards de dollars sur cinq ans pour aider l'Afrique à se développer. Mais dans une région où les détournements de fonds sont devenus un sport national, il est fort probable que ces sommes d'argent n'arriveront jamais dans les mains de ceux qui ont besoin d'aide.
Minée par d'interminables guerres civiles et le sida, l'Afrique creuse sa propre tombe à une vitesse vertigineuse. En 2000 par exemple, 2,4 millions de personnes sont mortes du sida en Afrique subsaharienne et 12 millions d'enfants sont devenus orphelins à cause de cette pandémie.
Les conflits se multiplient sur le continent africain et les occidentaux interviennent très peu dans ces guerres car elles sont rentables : elles profitent aux marchands d'armes venant des pays industrialisés. En 1996 par exemple, Mobutu, l'ex-président du Zaïre, a dépensé plus de 150 millions de dollars américains pour s'approvisionner en armes.
Esclavage, colonisation, néo-colonialisme, racisme, les gens de couleur continuent leur chemin de croix. Ils ne sont toujours pas sortis de l'auberge.
