Collusion entre la CIA et les Contras: résumé de l'affaire

Collusion entre la CIA et les Contras: résumé de l'affaire
Après le sida et les flics racistes, le crack est sûrement le pire ennemi de la population noire américaine. Le drame, c'est que l'implantation du crack dans les ghettos noirs s'est fait au vu et au su du gouvernement américain. Non seulement, il a fermé les yeux mais, il a également prêté main forte aux Contras.

Résumé de l'affaire

En 1979, il y a un coup d'état au Nicaragua, le président Somoza, un véritable tyran soutenu par les Américains, est renversé par les Sandinistes.

En pleine guerre froide, les États-Unis décident de partir en guerre contre le Nicaragua et ils utilisent des guerrilleros, les Contras. La CIA crée le FDN (Fuerza Democratica Nicaraguense), une force constituée de 5 000 hommes. Cette organisation va lutter contre le gouvernement sandiniste au Nicaragua. Le but ultime du FDN est contrer la montée communiste.

Les Contras sont dirigés par Adolfo Calero. Ce dernier est rémunéré par la CIA qui lui verse 12 500 dollars par mois. Cependant, les Contras ont besoin d'argent. Ronald Reagan étant incapable de leur donner de l'argent légalement étant donné que les Etats-Unis ne sont pas censés appuyer les Contras, il faut trouver une autre source de financement.

Danilo Blandon et Norwin Meneses interviennent et mettent en place un «cocaïnoduc» s'étendant de la Colombie jusqu'aux Etats-Unis. Meneses, un trafiquant de drogues bien connu par les autorités américaines, dirige l'opération. Ce dernier ne sera jamais arrêté aux États-Unis. Baignant dans l'opulence, il va vivre impunément sur le territoire américain pendant toute la durée de l'opération. Il sera finalement arrêté et condamné au Nicaragua en 1992.

Danilo Blandon est celui qui mène les opérations sur le terrain. Il entre en contact avec «Freeway» Rick Ross. Ces malfrats agissent impunément. Le FBI et la police locale n'arrivent pas à leur mettre le grappin dessus car ils bénéficient de l'immunité: ils sont protégés par la CIA.

En 1986, le congrès décide de donner des fonds aux contras. Le trafic de drogue devient inutile: l'opération n'a plus la bénédiction de la CIA. En 1991, Blandon est arrêté puis relâché. La DEA (Drug Enforcement Agency) intervient pour le libérer. Elle l'envoie ensuite au Nicaragua où il devient délateur et empoche 166 000 $ en 18 mois.

Quant à Rick Ross, il est arrêté en 1996 alors qu'il s'apprête à acheter 100 kilogrammes de cocaïne. Dans un premier temps, Rick Ross est condamné à la prison à perpétuité. Plus tard, sa sentence sera réduite à 20 ans de prison. Fait cocasse: lors de son procès, son ami Danilo Blandon a témoigné contre lui.

# Posted on Friday, 08 December 2006 at 1:15 PM

Le vrai Rick Ross

Le vrai Rick Ross
Ricky Ross est le personnage central des articles de Gary Webb. Dans une entrevue accordée au Los Angeles Times, Rick Ross déclarait ceci: "Vous savez, certaines personnes ont la vocation: leur mission, c'est de répandre la Bonne Nouvelle. Moi, j'avais la conviction que j'étais envoyé par Dieu pour vendre de la cocaïne."

Pourtant plus jeune, Ricky Ross souhaitait devenir un tennisman professionnel. Il maniait habilement la raquette cependant, ne sachant ni lire, ni écrire, il dut mettre une croix sur ce rêve. Il se lança donc dans la petite déliquance et commença par le vol des voitures.

Puis, Rick Ross rencontre un Nicaraguayen (Henry Corrales) qui commence à l'initier à la cocaïne et lui présente Danilo Blandon. Cette rencontre sera déterminante.Blandon n'avait qu'une seule idée en tête: infester les ghettos noirs américains de cocaïne. Cependant, afin d'atteindre son objectif, Blandon avait besoin d'un associé au sein de la communauté. Étant donné qu'il était blanc, c'était quasiment impossible pour lui de vendre de la drogue à des noirs. Sa couleur de peau attirant la méfiance, il avait besoin d'un quelqu'un qui allait inspirer la confiance de la clientèle. Il fit donc appel à Rick Ross, un petit drug dealer affilié au gang des Crips. En un rien de temps, Rick Ross, le petit voleur de voitures, va se retrouver à la tête d'un empire générant des profits de 1,5 millions de dollars par jour.

La communauté noire, qui avait dejà suffisament de problèmes, fut innondée par la poudre blanche. Rick Ross vendait de la drogue aux Crips qui, à leur tour, la revendait dans les ghettos de Los Angeles. Grâce au travail de Rick Ross, la cocaïne, qui était jusqu'à présent l'apanage des classes huppés, s'infiltra progressivement dans les milieux défavorisés.

Cependant, le prix étant assez élevé, Rick Ross était incapable d'acheter constamment de la cocaïne, faute de moyens. Il chercha donc un moyen pour limiter les dépenses tout en maximisant les profits. Le crack fut la solution.

En gros, le crack, c'est de la cocaine de mauvaise qualité. Ceci explique pourquoi il se vend à des prix dérisoires. L'avantage du crack, c'est que non seulement il est bon marché mais en plus, il fidélise plus rapidement la clientèle. La différence entre le crack et la cocaïne, c'est qu'il faut 10 à 15 secondes pour entrer en transe lorsqu'on consomme du crack. Par contre, lorsqu'on sniffe de la cocaïne, il faut attendre près de 10 à 15 minutes pour commencer à ressentir les effets. Très rapidement, plusieurs cocaïomanes vont faire la transition : ils vont passer de la cocaïne au crack.

Les affaires de Ricky Ross étaient florisssantes. Son entreprise, le "Wal-Mart de la cocaïne", atteint son apogée au milieu des années 80 (1984-1985). Selon la légende, Ricky Ross décida un jour de compter son argent. Très tôt, il réalisa qu'il avait près de 2,8 millions de dollars en argent liquide, à la maison.

Au faîte de sa gloire, Ricky Ross avait une trentaine d'employés à sa solde. Ceux-ci effectuaient diverses tâches. Il y avait les "cuisiniers" (chargés de la cuisson de la cocaïne), les gardes du corps et les "nettoyeurs" (chargés de faire disparaître les preuves). Les principaux clients de Rick Ross étaient surtout des dealers qui achetaient le
crack pour le revendre dans la rue.

Très vite, le crack gagna en popularité. L'épidémie qui sévissait en Californie se répandit très rapidement dans l'ensemble du pays. Tous les gangs du pays, flairant l'aubaine et désireux de s'enrichir, contribuèrent a l'expansion de la drogue à travers les Etats-Unis. Grâce à la vente de crack, les gangs de Los Angeles ont pu s'acheter des armes automatiques et les ghettos de la ville californienne se sont transformés en champ de bataille.

Même si les deux puissances (les États-Unis et l'URSS) ne se sont jamais affrontées sur le terrain, la guerre froide a fait beaucoup de victimes. L'épidémie de crack qui a sévi aux Etats-Unis (et qui continuent de sévir) est une conséquence indirecte de ce conflit. En essayant de d'endiguer la menace communiste, les États-Unis ont laissé beaucoup de personnes sur le carreau. En effet, les Américains ont eu beaucoup de victimes au sein de leurs rangs.

# Posted on Friday, 08 December 2006 at 12:58 PM

Edited on Friday, 08 December 2006 at 1:21 PM

La Cité a "cracké"

La Cité a "cracké"
En août 1996, le journal San Mercury News publie une série de trois articles intitulée: Dark Alliance : The Story behind the Crack Explosion. Le journaliste Gary Webb, qui a mené l'enquête pendant plus d'un an, lâche une «bombe» qui va secouer l'Amérique pendant de nombreux mois.

Les conclusions de son enquête sont choquantes. Il établit une corrélation entre l'entrée du crack et l'opération de financement des Contras nicaraguayens dans les années 80. Avec la complicité de la CIA, la drogue entrait aux États-Unis et se vendait comme des petits pains chauds. L'argent amassé servait ensuite à acheter des armes destinées à renverser le régime sandiniste.

Cette affaire a soulevé un véritable tollé aux États-Unis. La CIA a essayé d'étouffer l'affaire, en vain. La nouvelle s'est propagée rapidement grâce à l'internet. La population noire s'est ruée sur les ordinateurs. L'information n'étant pas disponible dans les journaux locaux, les noirs sont obligés d'aller sur le site internet du San Jose Mercury News pour consulter les articles de Gary Webb. Le site internet du journal enregistrait plus d'un million de visites par jour (à l'époque, c'était énorme étant donné que l'internet était à ses balbutiements et n'avait pas l'ampleur qu'il a aujourd'hui).

Évidemment, la CIA a démenti et a nié toute implication dans l'affaire. Elle remit en question l'éthique du journaliste et de son employeur et accusa ces derniers d'avoir confectionné ce tissu de mensonges. Le but étant de créer un coup d'éclat afin de faire mousser leurs ventes et de lancer à grandes pompes leur site internet. Inutile de préciser que la carrière de Webb prit un sacré coup. Il fut attaqué de toutes parts et mis sur liste noire.

Le Washington Post, le Los Angeles Times et le New York Times, sûrement en rogne parce que Webb leur avait coupé l'herbe sous le pied, décide de mener des contre-enquêtes. Le but de cet exercice est de déceler les failles dans l'article de Gary Webb. Même s'il critiqué pour ses exagérations, les contre-enquêtes indiquent que le fond de ses articles est véridique.

Bien que les sceptiques continuent à penser que cette histoire a été montée de toutes pièces par un petit journal désireux de se faire une place au soleil, de nombreuses enquêtes et témoignages montrent que la CIA n'est pas complètement innoncente dans cette affaire. Connue pour ses complots macchiavéliques, ses antécédents ne plaident pas vraiment en sa faveur (l'assassinat de Patrice Lumumba au Zaïre est surement ses deux coups les plus notoires).

Deux ans plus tard, la CIA publie les résultats de sa propre enquête sur le site web du ministère américain de la justice. Le rapport confirme la majorité des faits avancés par Webb et prouve ainsi, une bonne fois pour toutes, que ce dernier est tout sauf un journaliste sensationnaliste en manque de scoop.

Des témoignages ont prouvé que les Etats-Unis avaient fourni de l'aide militaires aux Contras. Le gouvernement avait violé les amendements Boland. Des avions quittaient des Etats-Unis avec des armes (destinées aux Contras) et rentraient avec de la drogue (fournie par le cartel de Medellin) dans la soute.

En 1998, Gary Webb publie un livre Dark Alliance où il expose l'affaire au complet. Selon ses dires, le trafiquant Juan Norwin Meneses Cantarero vendait de la cocaïne de qualité moyenne à Oscar Danillo Blandon Reyes qui revendait la came à Ricky Ross, un petit dealer de Los Angeles. Cette cocaïne bon marché, vendue à 10 000 dollars le kilo au lieu de 60 000$ permit à Ricky Ross d'être un baron de la drogue. Son produit innonda les quartiers de South Central et de Compton. Les gangs de Los Angeles, les crips et les Bloods, étaient chargés de la distribution. Une partie des bénéfices était versée aux Contras. Rick Ross finançait, à son insu, le mouvement antisandiniste. Le montant exact de ces transactions est inconnu et très difficile à chiffrer.

Ces opérations ont permis aux cartels de Cali et de Medellin, de s'enrichir au détriment de la population américaine. La cocaïne n'a pas fait des ravages uniquement dans la communauté noire. La classe moyenne blanche fut également affectée. Au milieu des années 80, on recensait plus de dix millions de sniffeurs aux États-Unis.
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# Posted on Friday, 08 December 2006 at 10:43 AM

Lettre à M. Jacques Chirac

Objet : demande de recolonisation

Lettre à M. Jacques Chirac,

Un vrai homme, c'est un homme qui a le courage de reconnaître ses fautes. Plutôt que de s'enliser dans les sables mouvants de son erreur, un vrai homme a le courage d'avouer ses torts. Alors, aujourd'hui, j'ai décidé de remballer ma fierté et d'implorer votre pardon.

En 1960, nous avons fait une grosse bévue et depuis ce jour, nous nous en mordons les doigts. L'indépendance était prématurée, nous n'étions pas prêts à assumer de telles responsabilités. Nous n'étions pas conscients que parfois, la liberté peut être un fardeau. Nous avons retenu la leçon.

Afin de réparer notre erreur, voici ce que je propose: vous pouvez nous donner le même statut que vous avez accordé à la Guadeloupe ou à la Martinique. Cette solution serait bénéfique pour tout le monde.

Etant donné qu'en France, c'est plus facile pour un noir de devenir titulaire chez les bleus (où il y a seulement onze places), que d'entrer à l'assemblée nationale où il y a plus de 500 sièges à pourvoir, je suis sûr que nos joueurs n'auront aucun mal à intégrer votre équipe nationale.

Etant donné qu'en France, vous avez un faible pour les joueurs de couleur, on va vous donner Samuel Eto'o. Technique, rapide, le petit gars de New Bell saura vous rendre de bons et loyaux services. Il n'aura aucun mal à s'insérer dans le schéma tactique de Raymond Domenech. Avec Thierry Henry, ils vont former un sacré tandem. Trezeguet restera cloué au banc des remplaçants. Lors de la finale de la coupe du monde, il a eu l'occasion de rentrer dans les bonnes grâces du sélectionneur, malheureusement, il a loupé le coche (et le penalty). Zidane parti à la retraite, vous avez besoin d'un successeur capable d'assurer la relève. Samuel Eto'o est le candidat parfait.

Hier, lorsque je discutais avec mon frère, j'ai enfin vu la lumière. Il me disait que nous avions besoin d'avoir un entraineur expatrié car nous ne sommes pas encore prêts à donner les rennes de l'equipe nationale à un compatriote. Et vous savez quoi ? Il a raison.

On est incapable de diriger notre pays, on est incapable de diriger une équipe nationale. Pendant longtemps, les victoires des lions, étaient juste les arbres qui cachaient la forêt.

Lorsqu'on gagnait, on fermait les yeux devant des pratiques douteuses. Il a fallu une grosse désillusion (la non qualification pour la coupe du monde 2006) pour qu'on se rende compte que notre football est dans un état comateux.

Lorsque l'équipe gagnait, tout le monde fermait sa gueule, personne ne dénonçait les malversations qui sont monnaie courante dans l'entourage des lions indomptables depuis des lustres. Nul n'osait ouvrir la bouche de peur de passer pour un rabat-joie.

Le Cameroun a plein de joueurs talentueux. Malheureusement, les lions indomptables ne pourront jamais passer le stade des quarts de finale la coupe du monde à cause de la gestion chaotique de l'equipe nationale. La solution serait d'affilier le Cameroun à la France. Mettons fin à ce (très pernicieux) néo-colonialisme et retournons tout simplement au colonialisme. Arrêtons de vivre dans la clandestinité et faisons les choses en plein air.

Associé à Thierry Henry et Ribéry, Samuel Eto'o pourra enfin gagner la coupe du monde, un des seuls trophées qui manque à son palamrès. Quant à la France qui nourrit des regrets depuis la défaite face à l'Italie, elle arrêtera enfin de se lamenter. Le jeu en vaut la chandelle, pensez-y.

Si vous donnez une suite favorable à ma requête, je vous promets, monsieur le président, que cette fois-ci, nous ne referons plus la même erreur.

Sur ce, je vous laisse. J'attends avec impatience une réponse positive de votre part.

Amicalement

Pascal Ouandji

# Posted on Saturday, 26 August 2006 at 1:52 PM

Edited on Friday, 15 June 2007 at 2:21 AM

L'Homophobie en Afrique

L'Homophobie en Afrique
Cependant, ce qui se passe au Cameroun n'est qu'un échantillon de ce qui se passe en Afrique. A l'ouest du pays, au Nigeria, les homosexuels reçoivent le même châtiment que les criminels. Ils sont lynchés sur la place publique, recouverts de pneus et ensuite brulés vifs. L'Afrique du Sud et la Cote d'Ivoire sont les seuls pays africains où les homosexuels ont droit de cité.

«L'homosexualité est une tare de la société blanche, qui ne s'applique pas aux Africains !», avait déclaré le président zimbabwéen, Robert Mugabé, lors d'une allocution. Taxé de dictateur en Occident, ce dernier est très populaire sur le continent noir. En février dernier, un journaliste camerounais lui rendait un vibrant hommage dans son éditorial.

«Je porte beaucoup d'estime à l'endroit du président du Zimbabwe, Robert Mugabe. Il n'hésite pas à envoyer les homosexuels droit en prison quand il en attrape. Du coup, l'homosexualité est en forte baisse dans son pays, ce qui est une très bonne chose. Même si à Londres et à Washington, Mugabe est considéré comme étant le chef d'État le plus impopulaire du continent, remarquons qu'il bat à l'applaudimètre tous ses homologues d'Afrique.»

Le journaliste, déchaîné, continue sa tirade homophobe. «En Europe, l'homosexualité est une pratique courante au point que certains Africains, qui souhaitent conserver toutes leurs valeurs, font très attention avant de confier leurs enfants à des moniteurs de colonies de vacances, car parfois, le dévergondage commence à ce niveau. A cause de cette dépravation des m½urs, la plupart des Africains d'Europe refusent aussi d'envoyer leurs enfants dans un internat : la drogue et les pratiques sexuelles rebutantes s'apprennent parfois dans ces milieux. Bref, on n'est plus sûr de rien dans une société occidentale où on va jusqu'à célébrer des mariages entre personnes de même sexe. Pourtant, ce sont les mêmes Occidentaux qui sont les premiers à condamner, par exemple, l'excision ou la polygamie. Je n'arrive pas, en tant que Bantou, à comprendre comment on peut rejeter l'excision ou la polygamie et approuver l'homosexualité ? Certains pays occidentaux donnent même la possibilité, aujourd'hui, aux homosexuels de pouvoir adopter un enfant et de l'élever dans cet environnement malsain. N'est-ce pas un scandale ?

L'article 347 bis du Code pénal camerounais condamne « d'un emprisonnement de six mois à cinq ans et d'une amende de 20.000 à 200.000 f cfa toute personne qui a des rapports sexuels avec une personne de son sexe ». Avec la voie que l'homosexualité semble vouloir prendre au Cameroun, cette sanction demande à être fortement alourdie. Les législateurs camerounais seraient dissuasifs en ajoutant deux zéros à l'amende prévue : 2 000 000 à 20.000.000 de f cfa.

Où qu'ils aillent, quoi qu'ils fassent, les Camerounais sont aujourd'hui perçus comme les personnes les plus corrompues du monde. Cette étiquette est suffisamment insultante pour qu'on y ajoute celle de pays de pédés. Il faut donc barrer la voie à cette fâcheuse pratique par tous les moyens.»

Cependant, il ne faut pas se meprendre. Contrairement a ce que plusieurs médias ont insinué, l'homme camerounais n'est pas viscéralement homophobe. Si le scandale des homosexuels a pris une telle ampleur, c'est parce que au Cameroun, la meritocratie a foutu le camp.

Lorsqu'on prend le soin d'enlever ses oeilleres et qu'on essaie de voir plus loin que le bout de son nez, on réalise que le mal est plus profond. Le citoyen camerounais est frustré car il est convaincu qu'il est impossible de s'en sortir honnetement.

Le peuple, qui croupit dans la misère depuis des decennies, pense que l'ascension sociale dans le pays est quasi impossible. La seule solution pour sortir du marasme c'est d'assouvir les pulsions sexuelles du patron. Afin d'avoir une promotion, un diplôme ou un avantage, il faut baisser le froc et satisfaire l'appetit sexuel du patron. C'est la seule issue. Face à une telle situation, le citoyen camerounais s'insurge. A-t-il tort ?
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# Posted on Wednesday, 21 June 2006 at 11:52 PM