L'écologie, un business lucratif ?

L’écologie, un business lucratif ?
«L'écologie de l'impuissance protestataire est devenue un business très lucratif pour quelques-uns», a déclaré Claude Allègre, un des scientifiques français les plus respectés. Cette déclaration incendiaire, publiée dans l'hebdomadaire Express en octobre 2006, avait soulevé un véritable tollé en France.

Dominique Raynaud, ancien directeur du LGGE (Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement) estime qu'il faut contrecarrer de tels propos: « Venant de la part d'une personnalité comme Claude Allègre, on ne pouvait pas laisser passer cela. Cela équivaut à jeter le discrédit sur tous les personnels de la recherche qui travaillent, en France, sur ces thèmes.»

Il y a un an, Richard Lindzen, un autre climatologue respecté, déversait également son fiel dans une tribune du Wall Street Journal. Dérangeants, controversés, les propos du scientifique ne laissaient pas indifférent. «De la vague de chaleur à Paris aux chutes de neige anormales à Buffalo, tout a été mis sur le dos des gens qui consomment de l'essence pour leur voiture, du gaz naturel et du charbon pour réchauffer, rafraîchir ou équiper leur foyer en électricité. Mais comment une hausse à peine discernable d'un degré dans la température moyenne du globe depuis la fin du XIXe siècle a-t-elle pu être considérée par le public comme la cause des récentes catastrophes météorologiques?», s'interroge-t-il.

Selon Richard Lindzen, c'est désormais la loi de l'omerta qui règne dans le milieu scientifique. Afin étayer sa thèse, il donne de nombreux exemples. Il évoque notamment la récente mise à l'écart de nombreux scientifiques tels que Henk Tennekes (Pays-Bas), Aksel Winn-Nielsen, Alfonso Sutera et Antonio Speranza (Italie) dont le crime a été de remettre en question l'idéologie du réchauffement planétaire.

«La température moyenne du globe a augmenté d'environ un degré depuis la fin du XIXe siècle, concède-t-il. Les niveaux de CO2 dans l'atmosphère ont crû d'environ 30 % sur la même période ; et le CO2 devrait contribuer à un réchauffement futur. Ces affirmations sont exactes. Cependant, ce que le public ne semble pas réaliser, c'est que ces affirmations ne sont ni une raison de s'alarmer, ni une preuve de la responsabilité de l'homme pour le petit réchauffement qui a déjà eu lieu».

Pourquoi certains scientifiques adoptent-ils une position alarmiste? Selon Richard Lindzen, la réponse est simple et l'argent se trouve au c½ur du problème. «Qui a envie de consacrer de l'argent à la recherche, qu'il s'agisse du SIDA, de l'espace ou du climat, s'il n'y a rien d'inquiétant?», s'interroge-t-il. «En fait, le succès de l'alarmisme climatique peut être mesuré par l'augmentation des dépenses fédérales américaines en recherche climatologique, qui sont passées de quelques centaines de millions de dollars avant 1990 à 1,7 milliard de dollars», conclue-t-il.

Outré par ces propos de M. Lindzen, Scott McKay, chef du Parti vert du Québec et spécialiste en traitement des eaux, a décidé de réagir. Selon lui, les fonds alloués pour lutter contre le réchauffement climatique, bien qu'ils aient augmenté, demeurent toujours insuffisants. «Les investissements qui seront requis pour prévenir les pires conséquences des changements climatiques doivent être beaucoup plus importants que ce que nous percevons actuellement», déclare-t-il. «On estime à environ 1% du PIB les investissements requis pour prévenir les pires conséquences des changements climatiques», continue-t-il. «C'est bien peu comparativement aux impacts économiques négatifs, évalués à au moins 5% du PIB. L'impact négatif des changements climatiques sera équivalent à celui de la dernière guerre mondiale sur l'économie.»

Selon M. McKay, investir de l'argent c'est bien mais, c'est loin d'être suffisant. Le chef du Parti vert du Québec préconise d'autres solutions. «Pour prévenir les changements climatiques, argumente-t-il, faudra des mesures cohérentes, c'est-à-dire que nous ne pourrons plus nous permettre d'augmenter les dépenses dans les technologies propres tout en continuant à construire plus de ponts et d'autoroutes et d'augmenter le kilométrage sur les routes.»

Bien qu'il soit en profond désaccord avec Richard Lindzen, Scott McKay estime qu'il ne faut surtout pas censurer ces propos «négationnistes». «Il importe toutefois, précise-t-il, que ce type de point de vue soit présenté pour ce qu'il est, c'est-à-dire une perversion de la science, une insulte à l'intelligence et un affront irresponsable aux générations futures.»

«Une connaissance plutôt simple des boucles écosystémiques permet de saisir facilement comment une hausse des températures relativement mince peut générer des événements climatiques extrêmes», poursuit-il. «Afin de saisir l'ampleur des changements climatiques, qu'il suffise de rappeler à M. Lindzen que c'est une différence de température de seulement 5 degrés qui différencie notre climat actuel de celui qui prévalait pendant l'ère glaciaire. Une hausse d'un degré dans la température moyenne du globe depuis la fin du XIXe siècle, c'est en fait énorme et, c'est vers une hausse de quelques 5 degrés vers laquelle nous nous dirigeons allégrement...»

# Posté le mercredi 06 juin 2007 13:36

Entrevue avec Scott McKay, le chef du Parti vert du Québec, 2e partie

Entrevue avec Scott McKay, le chef du Parti vert du Québec, 2e partie
Al Gore est devenu la figure de proue de la lutte contre le réchauffement climatique. Grâce à son documentaire, il a obtenu un oscar. Son livre est devenu un best seller. Son film a été distribué dans 35 pays et va bientôt être introduit dans les écoles et les églises. Vous ne trouvez pas qu'il y a anguille sous roche? Ca ne sent pas un peu l'opportunisme? Vous ne pensez pas qu'il ait un agenda caché?

Réponse : Je pense que le bien que fait M. Gore en utilisant sa renommée internationale pour sensibiliser la population au problème du réchauffement climatique est infiniment plus important que le fait qu'il en profite financièrement. Je n'ai aucune idée des sommes qui sont en jeu mais je suis sur l'impression qu'une bonne partie de l'argent amassé est ré-investis dans la poursuite de son ½uvre. Les Américains ont une façon de procéder qui nous semble douteuse, à cause des sommes d'argent et des moyens impressionnant en jeu. Toutefois, on doit avouer que c'est efficace comme impact. Au cours de la campagne électorale au Québec, de nombreux citoyens m'ont parlé de la campagne de M. Gore et j'estime qu'il apporte beaucoup de crédibilité à la campagne contre le réchauffement climatique.

Vers la fin du film, Al Gore demande aux citoyens d'utiliser moins souvent leurs voiture, de planter des arbres, et de se battre pour que l'Amérique gèle les niveaux d'émission en dioxyde de carbone. C'est ironique parce que la facture d'électricité de sa superbe villa est douze fois plus élevée que celle du foyer américain moyen. Sur de nombreux sites internet, on diabolise Al Gore. De nouveaux films, The Great Global Warming Hoax et L'imposture du réchauffement global, mettent en scène des scientifiques qui réfutent l'idée que les émissions de CO2 sont responsables du réchauffement planétaire. Al Gore, est-ce un martyr ou tout simplement un imposteur?

Réponse : Al Gore n'est ni un martyr, ni un imposteur. J'ai eu l'occasion de répondre à vos questions concernant les négationnistes du réchauffement : bien que je respecte la droit fondamental à la liberté d'expression, je crois que leur point de vue est aussi crédible que celui des négationnistes de l'extermination des Juifs lors de la seconde guerre mondiale et des négationnistes de la théorie de l'évolution. Il est aussi irresponsable de leur accorder de l'attention.


Dans le documentaire, L'imposture du réchauffement global, on montre un hôpital kenyan où les médécins doivent choisir entre s'éclairer ou brancher le minuscule réfrigérateur où sont stockés vaccins et médicaments. «Priver les gens du droit à l'électricité, c'est génocidaire». Que pensez-vous d'une telle affirmation?

Réponse : Je répète qu'il est irresponsable d'accorder de l'attention aux négationnistes, surtout lorsqu'ils tombent dans la démagogie. Pour les jeunes esprits qui liront ceci et dont l'avenir est en jeu, je vous dis que nous devons tenir compte que ce sont les populations dans le Nord qui ont pillé les ressources de la planète depuis l'industrialisation et que ce sont les gens du Sud qui subiront le plus gravement les conséquences du réchauffement. Quel paradoxe cruel! C'est ce qui fait dire à bien des gens que la lutte au réchauffement planétaire n'est plus une question politique. C'est devenu une question éthique, un devoir comme être humain.

Une note de réflexion : il y a 30 ans, les promoteurs de l'énergie nucléaire disaient que les écologistes voulaient nous ramener au temps de l'éclairage à la chandelle : « freeze in the dark ». Nous leur répondions que eux voulaient que la population devienne phosphorescente : « glow in the dark ». C'était avant les incidents de Three Miles Island et de Tchernobyl... En bref, le passé nous démontre que les écolos ont, malheureusement, raison.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 06 juin 2007 13:30

Entrevue avec Scott McKay, le chef du Parti vert du Québec

Entrevue avec Scott McKay, le chef du Parti vert du Québec
Scott McKay a été élu chef du Parti vert du Québec le 28 mai 2006. Titulaire d'une maîtrise en sciences de l'environnement, il oeuvre comme spécialiste en traitement des eaux au sein de la firme Mabarex.

Question: Le «réchauffement climatique», l'expression est devenue galvaudée: tout le monde en parle mais peu de gens savent ce que ça signifie vraiment. Je sais que la question est vaste mais, pouvez vous nous expliquer brièvement en quoi consiste le réchauffement climatique?

Réponse : Le réchauffement climatique résulte de l'effet de serre qui est créé par l'accumulation dans l'atmosphère terrestre de différents gaz, comme le gaz carbonique. Ces gaz capturent le rayonnement solaire qui serait normalement diffusé hors de l'atmosphère terrestre et il s'ensuit un réchauffement global. Le gaz carbonique (C02) est produit naturellement par les organismes vivants et par les plantes, mais nous en consommons aussi, ce qui a un effet neutre. Toutefois, lorsque nous brûlons des carburants fossiles, nous dégageons des quantités additionnelles de gaz carbonique qui s'accumule et qui cause le réchauffement de la planète. D'autres gaz, tel que le méthane (ou biogaz) ont un effet plusieurs fois plus néfaste que le C02 en tant qu'effet de serre car ils captent le rayonnement solaire plus efficacement.

Question: De nombreuses personnes et des scientifiques come Richard Lindzen ou Claude Allègre affirment que le réchauffement de la planète, c'est une juste une supercherie. On voit déjà apparaître un mouvement négationniste. Que pensez-vous du mouvement négationniste?

Réponse : Comme il est difficile de nos jours d'obtenir un consensus parfait! C'est le lot d'un système démocratique de laisser place à l'expression de toutes les opinions. Un tel mouvement négationniste permet aux citoyens de pouvoir comparer les opinions et de se forger leur idée propre. Il importe toutefois que ce type de point de vue soit présenté pour ce qu'il est, c'est-à-dire une perversion de la science, une insulte à l'intelligence et un affront irresponsable aux générations futures.

Question: Récemment je lisais une lettre ouverte de Richard Lindzen. Il tenait des propos assez controversés. Il affirmait ceci : «De la vague de chaleur à Paris aux chutes de neige anormales à Buffalo, tout a été mis sur le dos des gens qui consomment de l'essence pour leur voiture, du gaz naturel et du charbon pour réchauffer, rafraîchir ou équiper leur foyer en électricité. Mais comment une hausse à peine discernable d'un degré dans la température moyenne du globe depuis la fin du XIXe siècle a-t-elle pu être considérée par le public comme la cause des récentes catastrophes météorologiques ? Et comment cela peut-il se traduire par des affirmations hasardeuses au sujet de catastrophes futures?». Quelles sont vos réactions / impressions quand vous lisez de tels propos?

Réponse : Ce type de propos me confirme que l'opposition de ces personnes n'a rien de scientifique. Cette argumentation est essentiellement basée sur un sophisme* : comment une hausse à peine discernable d'un degré peut-il causer de si terribles catastrophes? Hé bien, il faut simplement considérer que notre planète n'est pas figée, que ce petit degré ne se réparti par partout de la même façon et en même temps sur le globe, qu'il y a des effets d'entraînement et des boucles de rétroaction complexes qui amplifient les effets. Une connaissance plutôt simple des boucles écosystémiques permet de saisir facilement comment une hausse des températures relativement mince peut générer des événements climatiques extrêmes. Afin de saisir l'ampleur des changements climatiques, qu'il suffise de rappeler à M. Lindzen que c'est une différence de température de seulement 5 degrés qui différencie notre climat actuel de celui qui prévalait pendant l'ère glaciaire. «Une hausse à peine discernable d'un degré dans la température moyenne du globe depuis la fin du XIXe siècle », c'est en fait énorme! Et c'est vers une hausse de quelques 5 degrés vers laquelle nous nous dirigeons allégrement...

Question: Dans la même lettre M. Richard Lindzen a également affirmé ceci: «Des affirmations scientifiques ambiguës sont exagérées par ceux qui ont un intérêt à défendre une position alarmiste, ce qui augmente les enjeux politiques pour les décideurs qui attribuent plus de crédits à la recherche scientifique qui produit des résultats alarmistes et qui augmentent encore les enjeux. Après tout, qui a envie de consacrer de l'argent à la recherche, qu'il s'agisse du SIDA, de l'espace ou du climat, s'il n'y a rien d'inquiétant ? En fait, le succès de l'alarmisme climatique peut être mesuré par l'augmentation des dépenses fédérales américaines en recherche climatologique, qui sont passées de quelques centaines de millions de dollars avant 1990 à 1,7 milliard de dollars. Il peut aussi être observé dans l'augmentation des dépenses dans les technologies solaires, éoliennes, liées à l'éthanol et au « charbon propre », ainsi que dans les autres investissements liés à l'énergie.» Pouvez-vous commenter cette déclaration?

Réponse : Depuis 20 ans que les données de la science sur les changements climatiques sont connues, pourtant ce n'est que depuis quelques années que des politiques publiques sont en place pour tenter de contrer le phénomène. En fait, ce n'est que parce que ce sont les pires scénarios qui s'avèrent que les pouvoirs publics commencent à réagir. Pour moi, ces actions sont encore trop peu, trop tard.

Il est en effet trop tard pour prévenir les changements climatiques que nous commençons simplement à percevoir. Les investissements qui seront requis pour prévenir les pires conséquences des changements climatiques doivent être beaucoup plus importants que ce que nous percevons actuellement. Surtout, il faudra des mesures cohérentes, c'est-à-dire que nous ne pourrons plus nous permettre d'augmenter les dépenses dans les technologies propres tout en continuant à construire plus de ponts et d'autoroutes et d'augmenter le kilométrage sur les routes.

J'aimerais finalement mentionner qu'on estime à environ 1% du PIB les investissements requis pour prévenir les pires conséquences des changements climatiques. C'est bien peu comparativement aux impacts économiques négatifs, évalués à au moins 5% du PIB. L'impact négatif des changements climatiques sera équivalent à celui de la dernière guerre mondiale sur l'économie. Il est grand temps qu'on s'en occupe! C'est en tout cas le sens profond de mon engagement politique.


Notes :
* : Un sophisme, ou argument à logique fallacieuse, est un raisonnement qui apparaît comme rigoureux et logique, mais qui en réalité n'est pas vrai (à ne pas confondre avec valide). Le sophisme repose sur le moteur du syllogisme. L'adjectif fallacieux désigne ce qui est mensonger. La logique désigne en rhétorique l'art de construire un discours cohérent. Nous avons donc affaire à une contradiction dans les termes. Une logique fallacieuse est une logique fausse indépendamment de la véracité des postulats et de la conclusion.

# Posté le mercredi 04 avril 2007 13:45

Black Hollywood

Récemment, j'ai eu une conversation très interessante avec une cousine à moi dont l'une des aspirations est de devenir actrice. Elle souhaite faire carrière à Hollywood et moi, candidement, je lui ai demandé pourquoi elle ne tentait pas sa chance en France. Elle m'a dit que c'était mission impossible car la France est un «pays de racistes».

Toujours prompt à jouer l'avocat du diable, je lui dit qu'elle se trompait. Elle me posa alors une question très pertinente: «peux-tu me nommer un acteur noir français?», me demanda-t-elle. Sacrée colle !!! Après avoir cogité pendant près de cinq minutes, je dus m'avouer vaincu et je donnai ma langue au chat.

Si en France, la vie n'est pas rose pour les acteurs de couleur noire. A Hollywood, c'est l'inverse. La semaine dernière, Forrest Whitaker a obtenu l'oscar du meilleur acteur masculin pour sa prestation dans le film The last king of Scotland . Quant à Jennifer Hudson, elle a obtenu l'oscar de la meilleure actrice dans un rôle de soutien. Depuis quelques années, les acteurs noirs remportent les plus prestigieuses récompense à Hollywood. C'est devenu une habitude.

Jusque là, on était habitués à gagner des Grammys mais, les oscars étaient la chasse gardée des blancs. Dieu merci, peu à peu, les choses commencent à changer.

Depuis quelques années, les acteurs noirs font main basse sur les statuettes. En 2004, l'Oscar du meilleur acteur fut décerné à Jamie Foxx. La même année, Morgan Freeman, obtint l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour sa prestation dans le film Million Dollar Baby. Deux ans plus tôt, c'étaient Denzel Washington (Oscar du meilleur acteur) et Halle Berry (Oscar de la meilleure actrice) qui remportaient les honneurs.

C'est trop beau !!! Ca commence même à devenir suspect.Il doit avoir anguille sous roche. Quelle machination se trame-t-il ? Qu'est-ce qu'ils sont encore entrain de manigancer? Je regarde tout ça d'un ½il très dubitatif. A force d'être sans cesse opprimé, on développe un scepticisme aigu et, la paranoïa devient un excellent moyen de défense.

Ca fait trois jours que j'ai parlé à ma cousine et le seul acteur français d'origine africaine que je connais c'est: Mouss Diouf (Cantonné dans le rôle de l'Inspecteur N'Guma qu'il interprète depuis 15 ans dans la série télévisée Julie Lescaut, ce dernier n'est pas vraiment une véritable star). Les autres sont juste des humoristes reconvertis (Dieudonné, Jamel...) ou des has been cherchant une autre source de revenu (Sonia Rolland, Stomy Bugsy...). Si vous en connaissez d'autres, faites nous parvenir les noms, s'il vous plaît. Merci.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 27 février 2007 02:32

Modifié le mardi 27 février 2007 02:53

Gary Webb

Gary Webb
Loin d'être un débutant, Gary Webb était un journaliste émérite qui a collectionné les honneurs au cours de sa carrière journalistique. Avec ses collègues du San Jose Mercury News, il a été récipiendaire du prix Pullitzer pour ses articles sur le séisme de San Francisco (Bay Area) en 1989. Sa série d'articles Dark Alliance va chambouler sa vie complètement. La NAACP (National association for the advancement of colored people) va lui décerner le prix Freedom Fighter.

Cependant, sa vie va devenir un véritable cauchemar. La CIA va lui mettre les bâtons dans les roues: Il sera mis sur liste noire. Sa vie professionnelle et privée vont tomber en ruines: sa carrière détruite, sa femme va le quitter.

Webb ne reçut pas l'appui de ses collègues. Au contraire! Plutôt que de chercher la vérité, les journalistes rivaux cherchaient surtout à dénigrer le travail de Webb. Pour riposter, Webb accusa les journalistes et leurs employeurs d'être de connivence avec le gouvernement.

Les activistes noirs et les médias ont caricaturé ses propos. Webb n'a jamais déclaré que la CIA etait impliquée dans le trafic de drogue. Cependant, ses articles dénonçait surtout l'indifférence de l'agence gouvernementale. La CIA était au courant du trafic de drogue qui s'effectuait mais elle n'est jamais intervenue afin de mettre fin à ces malversations. De nombreuses personnes à la maison blanche était au parfum, notamment Oliver North. Cependant, personne n'a daigné fournir les informations à la DEA (Drug Enforcement Agency) afin de mettre fin à ce trafic.

La série d'articles Dark Alliance ne faisait que corroborer un rapport du sénateur, John Kerry, écrit dix ans plus tôt. Webb n'est pas le premier journaliste à faire le lien entre les Contras et le trafic de drogue aux Etats-Unis. En 1985, Robert Parry avait déjà écrit une histoire similaire. Mais son article était passé plutôt inapperçu.

Le 10 décembre 2004, Webb est trouvé mort: deux balles logées dans son crâne. Selon la version officielle, Gary Webb s'est suicidé. Son ex-femme, Sue Bell, affirme que Webb déprimait parce qu'il était incapable de trouver un emploi dans un journal de renom. Désabusé, peu avant sa mort, Webb déclarait ceci: "Si vous m'aviez rencontré cinq ans plus tôt, il n'y avait pas plus farouche défenseur de la presse que moi. Je gagnais des prix, j'obtenais des promotions, je donnais des conférences à l'université, j'allais à des émissions télé, je faisais partie du jury lors des concours de journalisme. (...) Ensuite, j'ai écrit des histoires qui m'ont fait réaliser à quel point je me gourrais. La raison pour laquelle tout se passait sans anicroche, c'est parce que j'avais toujours été prudent et docile. La vérité, c'est que toutes ces années, je n'avais jamais écrit quelque chose qui méritait d'être censuré."

Bien que le médécin légiste ait décrété qu'il s'agissait d'un suicide, plusieurs personnes sont convaincues que Gary Webb a été assassinné. L'argument qu'ils avancent, c'est que une seule balle c'est suffisant pour se suicider or, Gary Webb a reçu deux balles dans le cerveau.

# Posté le mercredi 17 janvier 2007 20:23

Modifié le mercredi 17 janvier 2007 20:37